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Ce site est consacré à la poésie de la dynastie Tang (618-907), une période généralement considérée comme l’âge d’or de la poésie chinoise ancienne.

Notre approche répond à deux motivations principales :

  • fournir aux lecteurs sinisants (étudiants de chinois, etc.) des ressources pour faciliter l’accès à la poésie chinoise, grâce en particulier à des notes textuelles relativement généreuses ;
  • fournir au public non sinisant des traductions et des commentaires suffisants pour véritablement comprendre (jusqu’à un certain point) les poèmes présentés.

➡️ Les visiteurs qui ne lisent pas le chinois sont invités à commencer par la page pour les non sinisants.

➡️ Les débutants en chinois peuvent se référer à notre liste de poèmes relativement faciles d’accès, et dans un deuxième temps à celle des poèmes souvent repris dans les anthologies pour écoliers en Chine.

➡️ Il s’agit d’un travail en cours (et au long cours), avec au stade actuel environ 200 poèmes qui sont traités d’une façon complète (si cela est possible).

À terme, 800 poèmes Tang seront présentés, avec pour chaque poème :

  • une esquisse de traduction du poème en français (littérale plutôt que littéraire) ;
  • une version annotée du poème (notes de lecture, variantes) ;
  • un commentaire ;
  • des liens vers des poèmes à la thématique proche ;
  • une liste d’« attributs » (forme du poème, mots-clés, etc.) ;
  • une liste des anthologies dans lesquelles apparaît le poème, avec la mention de quelques exemples de traductions en français ou en anglais (liste non-exhaustive, à titre purement indicatif) ;
  • des liens externes.

Les 800 poèmes de notre corpus sont pour l’essentiel ceux qui sont le plus régulièrement présents dans les anthologies, anciennes et modernes, de la poésie Tang ; cf. les critères d’inclusion dans ce corpus et la liste des principaux poètes du corpus.

Les dimensions « aurales » (orales, phoniques, musicales : rimes, tons, assonances, etc.) de la poésie ne sont que ponctuellement abordées. Elles feront ultérieurement l’objet d’un traitement plus systématique.

On trouvera ci-dessous quelques exemples de poèmes traités d’une façon approfondie :

Ce projet comporte une dimension d’« humanités numériques ». À la suite de chaque poème, des liens internes (rétroliens, hyperliens) permettent d’accéder immédiatement aux poèmes avec des thématiques ou formes proches. Des « visualisations » (cf. le dossier dans le menu principal) suggèrent d’une façon concrète quelques-unes des caractéristiques et évolutions de la poésie Tang (cf. par exemple une représentation graphique montrant le poids respectif du vers court de 5 pieds et du vers long de 7 pieds dans notre corpus de poèmes).

La plupart des anthologies occidentales se contentent de traductions, plus ou moins bonnes, avec éventuellement de brèves notes sur des points particuliers. Nous sommes au contraire convaincus de la nécessité d’expliquer, de présenter le contexte de production des œuvres, les différentes interprétations, etc. De ce point de vue, notre approche s’inscrit dans la continuité des commentaires des anciens lettrés chinois, ou de sinologues contemporains (Stephen Owen, Pauline Yu, Paula Varsano, Paul W. Kroll, Thomas J. Mazanec, etc.), auprès desquels notre dette est immense.

En français, mentionnons la traduction intégrale (en cours) des poèmes de Du Fu par Nicolas Chapuis, qui va dans le même sens que notre entreprise.

➡️ Cf. la bibliographie générale pour les références complètes aux études de ces auteurs.

La plupart des poèmes présentés ici sont des poèmes réguliers (shi 詩), mais nous avons aussi repris quelques poèmes irréguliers, en particulier une vingtaine de « poèmes à chanter » (ci 詞). En revanche, on n’y trouvera pas de poèmes descriptifs de type fu 賦, un genre très important sous les Tang, mais qu’on ne lit plus beaucoup aujourd’hui.

Ce site a beaucoup bénéficié des travaux d’auteurs anciens et récents : les commentaires des lettrés chinois de l’époque impériale, ceux des contemporains dans de multiples anthologies, les interprétations et traductions de générations de sinologues occidentaux, etc. Nous renvoyons à la bibliographie pour la liste de ces sources.

Parmi les principales ressources utilisées, signalons :

  • l’encyclopédie en ligne Baidu, sur laquelle on trouve des pages pour la plupart des poèmes importants de l’époque Tang, avec une compilation de sources très utiles ;
  • le site Sou-yun, une immense base sur la poésie chinoise en général, qui permet toutes sortes de recherches, recense un certain nombre de variantes, donne des renseignements sur la prosodie, les allusions, etc. ;
  • le site Chinese Poetry in Translation, qui pour chaque poème recense des traductions en langues européennes ;
  • les études de sinologues, en particulier celles de Stephen Owen ;
  • les dictionnaires, et en particulier le Grand Dictionnaire Ricci de la langue chinoise (auquel nous avons emprunté nombre de traductions), et le Hanyu da cidian.

Ce site est publié à partir du logiciel de traitement de notes Obsidian.

Je remercie le décanat et les services informatiques de la Faculté des lettres de l’Université de Genève, et en particulier M. Martin Voelkle (humanités numériques), pour l’aide technique qu’il m’a apportée pour la mise en place de ce site 👏.

J’ai soumis avant publication ce projet à l’appréciation de quelques collègues et anciens étudiants, et je les remercie pour leurs encouragements. Je suis particulièrement reconnaissant à Mme Louise Barthélémy et à M. John Chaney pour leurs précieuses suggestions, qui m’ont notamment permis d’améliorer considérablement l’organisation du site.

Pour me laisser un commentaire, pour me faire part d’une erreur :
nico.zufferey@unige.ch

Nicolas Zufferey

Sinologue, professeur honoraire à l’Université de Genève (Faculté des lettres, Département d’études est-asiatiques)